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OE 2026 : Le secteur automobile souhaite des aides à la mise au rebut, mais aussi d’autres mesures.

Voiture électrique bleue moderne exposée en intérieur avec des personnes floues en arrière-plan.

À l’approche de la fin de l’année, l’Orçamento do Estado de 2026 (OE2026) commence déjà à susciter des discussions dans de nombreux domaines - et l’automobile n’y échappe pas. Selon une dépêche de Lusa reprise par ECO, plusieurs organisations représentatives (ACAP, ANECRA, ARAN et AFIA) ont présenté des propositions axées sur des ajustements fiscaux et sur des incitations destinées à accélérer le renouvellement du parc automobile.

Un point fait consensus entre toutes ces associations : la mise en place d’un programme de mise au rebut. Dans un premier temps, il profiterait aux véhicules électriques ou électrifiés, avec des aides pouvant aller jusqu’à 5000 euros. Dans une deuxième phase, il viserait aussi la destruction d’anciens véhicules à moteur thermique, avec des soutiens financiers susceptibles d’atteindre, là encore, 5000 euros dans le cas des modèles électriques.

OE2026 : l’ACAP propose des réformes fiscales structurantes

L’Association automobile du Portugal (ACAP) a soumis un ensemble de mesures qu’elle juge indispensables au « développement durable du secteur ». Parmi ses propositions figure la révision de la réforme fiscale de 2007, ainsi qu’un transfert progressif de l’ISV (impôt sur les véhicules) vers l’IUC (impôt unique de circulation), jusqu’à la disparition totale de l’ISV en 2030.

L’ACAP préconise également de modifier l’assiette de taxation afin de donner davantage de poids aux émissions et moins à la cylindrée. Elle propose par ailleurs une baisse de 10% des taux d’imposition autonome.

L’association a aussi attiré l’attention sur l’impact, pour les hybrides rechargeables, de la nouvelle formule de calcul des émissions. Avec la méthode Utility Factor (UF), beaucoup de ces véhicules risquent de ne plus respecter les exigences minimales ouvrant droit à des avantages fiscaux, entraînant une « pénalisation fiscale significative ».

L’ANECRA plaide pour une refonte globale des impôts

L’Association nationale des entreprises du commerce et de la réparation automobile (ANECRA) demande une révision complète des impôts qui pèsent sur le secteur, notamment l’IUC, l’ISV, la TVA et l’ISP (impôt sur les produits pétroliers). Selon l’association, « la structure fiscale actuelle, fortement centrée sur les véhicules à moteur thermique, doit s’adapter à la nouvelle réalité technologique et environnementale ».

L’ANECRA avertit en outre que la proposition de paiement de l’IUC sur deux mois précis (février et octobre) pourrait imposer un effort financier supplémentaire aux revendeurs, en affectant la trésorerie des entreprises. Autre difficulté mise en avant : le manque de main-d’œuvre qualifiée dans les ateliers, aggravé par le vieillissement des effectifs, la difficulté à attirer les jeunes, ainsi que par les limites rencontrées dans la régularisation de travailleurs immigrés.

L’ARAN met l’accent sur des incitations au renouvellement du parc automobile

L’Association nationale de la branche automobile (ARAN) a elle aussi avancé des mesures fiscales, notamment une hausse des déductions à l’impôt sur le revenu (IRS) pour les dépenses d’entretien, et la création d’un registre professionnel des revendeurs. À l’instar des autres organisations, l’ARAN insiste également sur l’importance de mettre en place un nouveau paquet d’incitations destiné à renouveler le parc automobile.

L’AFIA demande une simplification de la bureaucratie

De son côté, l’AFIA (Association des fabricants pour l’industrie automobile) souhaite que le budget mette l’accent sur la compétitivité et la modernisation industrielle. L’objectif est de stimuler des investissements permettant aux entreprises de satisfaire aux exigences environnementales et de renforcer leur capitalisation. L’association souligne aussi la nécessité de simplifier les démarches fiscales et administratives, en particulier pour les micro-entreprises et les petites entreprises.

Les différentes associations liées au secteur automobile rappellent que l’âge moyen des voitures en circulation au Portugal est de 14 ans - l’un des plus élevés d’Europe. Le renouvellement du parc automobile est considéré comme essentiel, non seulement pour des raisons environnementales, mais aussi économiques et de sécurité routière.

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