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Ultimatum américain : ce qui attend l’Iran si le détroit d’Ormuz reste fermé ce lundi

Réunion de plusieurs hommes d'affaires autour d'une table avec une carte maritime et deux maquettes de navires.

Donald Trump vient d’adresser un ultimatum déterminant à l’Iran, et rien n’indique que le pays soit prêt à plier - au risque d’un engrenage impossible à arrêter. En retour, Téhéran a mis en avant ses propres cibles potentielles.

Plus de trois semaines après le début des affrontements impliquant l’Iran, les États-Unis et l’Israël, aucun signal d’apaisement ne se dessine, bien au contraire. La fermeture du détroit d’Ormuz tend manifestement le camp américain, tant les conséquences mondiales sont majeures. Le prix du carburant s’envole, et l’ensemble de l’industrie pétrochimique internationale se retrouve perturbé. Dans ces conditions, une hausse du coût de nombreux produits du quotidien est à anticiper au cours des deux prochains mois.

Agacé, Donald Trump a demandé à ses alliés de l’aider à sécuriser le détroit, une sollicitation restée sans suite. Après avoir mentionné, ce samedi 21 mars, la possibilité de « réduire » les opérations militaires, il a de nouveau durci sa position ce dimanche. Le président américain a ainsi donné 48 heures à l’Iran pour rouvrir entièrement le détroit d’Ormuz aux navires commerciaux. À défaut, les États-Unis vont « frapper et oblitérer » ses centrales électriques, « en commençant par la plus grande en premier », selon ses propres mots.

Ultimatum de Donald Trump à l’Iran : risque de crise humanitaire

Une telle menace pourrait déclencher des effets dévastateurs. Après des frappes visant les installations pétrolières et gazières iraniennes, Trump viserait désormais des infrastructures civiles.

Il faut dire que, même en période de paix, l’Iran connaît déjà une situation électrique précaire. Malgré des ressources considérables, le pays subit régulièrement des pénuries d’énergie, liées à la vétusté des équipements et aux sanctions internationales, au point de devoir parfois rationner l’électricité. La destruction de centrales pourrait, en un instant, priver des millions de civils d’eau courante, d’assainissement et d’accès aux soins médicaux.

Au-delà du territoire iranien, c’est l’équilibre régional qui pourrait s’effondrer. Téhéran a déjà averti qu’en cas de frappe américaine sur ses centrales, il détruirait « de manière irréversible » des infrastructures vitales du Moyen-Orient, y compris les systèmes d’eau, et maintiendrait le détroit d’Ormuz fermé sans limite de durée.

De possibles opérations au sol

Les États-Unis pourraient également viser la stratégique île de Kharg, considérée comme le cœur des exportations pétrolières iraniennes, ou conduire des opérations pour neutraliser les sites de missiles et de drones disséminés le long du détroit. Mais une telle option nécessiterait très probablement le déploiement de troupes américaines au sol, un choix nettement plus risqué, et surtout une ligne rouge politique que Washington hésite encore à franchir.

D’autant que, sur le plan intérieur, la guerre devient de plus en plus coûteuse, Trump l’ayant engagée sans l’accord du Congrès. Une opportunité pour l’opposition : le sénateur démocrate Chris Murphy dénonce une « administration qui a totalement perdu le sens des réalités ». Et jusque dans le camp présidentiel, les voix dissidentes se multiplient.

En réponse, Téhéran veut s’en prendre aux lignes de communication

En réaction à l’ultimatum de Donald Trump, l’Iran a diffusé plusieurs cibles potentielles. Téhéran a publié des images satellites de points américains sensibles au Moyen-Orient, susceptibles d’être frappés si des attaques visent les infrastructures iraniennes. Mais la nouvelle priorité évoquée pourrait concerner « les lignes de communication », notamment les câbles sous-marins. Le conseil de défense iranien a également brandi la menace d’un déploiement de « mines navales dérivantes déployables depuis les côtes ».

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