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Le Commandement central des États-Unis a confirmé que le porte-avions nucléaire USS Abraham Lincoln a été visé par des attaques iraniennes.

Un militaire en gilet jaune marche sur le pont d’un porte-avions avec des avions de chasse alignés et des avions en vol.

Opération Epic Fury : la campagne militaire se poursuit contre l’Iran

À mi-parcours du deuxième jour de l’Opération Epic Fury, les forces armées des États-Unis et d’Israël maintiennent leur offensive militaire contre l’Iran. Bien que l’avantage militaire américain soit écrasant, les forces iraniennes continuent de mener des frappes contre des objectifs militaires situés en Israël et dans des pays voisins, ainsi que contre des actifs jugés stratégiques et particulièrement visibles.

Parmi ces cibles potentielles figurent, sans surprise, les porte-avions de l’U.S. Navy déployés dans la zone : l’USS Abraham Lincoln, qui opérerait vraisemblablement depuis la mer d’Arabie, et l’USS Gerald R. Ford, arrivé quelques jours plus tôt au large d’Israël et qui opérerait, selon toute vraisemblance, en Méditerranée orientale.

USS Abraham Lincoln : démenti officiel du CENTCOM

Dans l’un de ses derniers messages publiés sur les réseaux sociaux, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) - afin de contredire des informations relayées par des médias iraniens - a confirmé que le porte-avions nucléaire USS Abraham Lincoln n’a pas été touché par des missiles tirés par les forces armées de la République islamique d’Iran.

Au-delà de ce démenti, le CENTCOM a toutefois reconnu que le porte-avions - et potentiellement d’autres navires de son groupe aéronaval, tels que des destroyers lance-missiles guidés - fait partie des objectifs désignés par l’Iran en réponse aux frappes menées depuis deux jours par les États-Unis et Israël.

« L’USS Abraham Lincoln (CVN-72) n’a pas été touché. Les missiles tirés ne se sont même pas approchés. Le Lincoln continue de lancer des aéronefs en soutien à la campagne infatigable du United States Central Command (CENTCOM) visant à défendre le peuple américain en éliminant les menaces du régime iranien », a déclaré officiellement le Commandement central, sans préciser le type de missiles que les forces iraniennes auraient utilisé pour tenter d’atteindre l’un des actifs de plus grande valeur stratégique déployés par les États-Unis dans la région.

La menace missile iranienne et les précautions imposées aux porte-avions

Même si le communiqué affirme que « les missiles tirés ne se sont même pas approchés », le danger qu’ils représentent - ainsi que les mesures et procédures de précaution que les bâtiments, et en particulier les porte-avions, doivent adopter - ne peut pas être minimisé.

À ce sujet, il convient de rappeler que la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la Révolution islamique concentre une grande partie des programmes iraniens de missiles de croisière et de missiles balistiques. Il s’agit du principal instrument de riposte et de contre-attaque auquel le pays a recours en réaction aux frappes menées par les États-Unis et Israël depuis l’aube du 28 février.

Antécédent : l’USS Harry S. Truman visé et un F/A-18 perdu en mer

Un exemple récent mérite d’être mentionné : les opérations conduites l’an dernier par le porte-avions USS Harry S. Truman alors qu’il était déployé dans la région, dans un contexte comparable où il avait été pris pour cible lors d’attaques attribuées aux forces houthis, elles-mêmes soutenues par l’Iran.

À cette occasion, le porte-avions de classe Nimitz a dû exécuter des manœuvres d’évitement à grande vitesse. Durant ces manœuvres, la perte d’un avion de chasse embarqué F/A-18 Super Hornet a été signalée après sa chute par-dessus bord : l’appareil, appartenant au Strike Fighter Squadron 136 « Knighthawks », n’aurait pas pu être arrimé à temps et aurait glissé à la mer depuis l’un des ascenseurs du navire américain.

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