Leapmotor est arrivée en Europe assez récemment, mais la marque commence déjà à se faire une place. Elle est aujourd’hui la quatrième marque chinoise la plus vendue, alors qu’elle ne propose encore que trois modèles. Elle a immatriculé plus de 33 mille unités en 2025 et, sur les deux premiers mois de 2026, elle dépasse déjà les 12 mille véhicules, soit un bond de 642 % par rapport à la même période. Et Leapmotor n’entend pas s’arrêter là.
L’alliance avec Stellantis devrait accélérer cette montée en puissance. La marque bénéficie d’un accès privilégié au vaste réseau commercial du groupe et commencera bientôt à produire sur le sol européen, dans l’une de ses usines. C’est la manière la plus efficace de contourner les lourds droits de douane de l’Union européenne visant les véhicules électriques fabriqués en Chine : pour la marque, ils atteignent 20,7 %, en plus des 10 % déjà en vigueur. Ce que beaucoup de marques chinoises cherchent encore… Leapmotor l’a déjà.
Pour soutenir ce rythme de croissance, Leapmotor a annoncé trois nouveautés d’ici la fin de 2026, ce qui doublera son offre actuelle. Elles seront toutes 100 % électriques, même si la marque n’exclut pas, à un stade ultérieur, l’arrivée de variantes EREV (électriques à prolongateur d’autonomie), comme c’est déjà le cas avec le B10 et le plus grand C10.
Trois nouveaux modèles Leapmotor pour accélérer la croissance
Le premier à débarquer sera la Leapmotor B05, attendue à partir du deuxième trimestre. Ce n’est pas un SUV. Il s’agit d’une voiture aux lignes dynamiques, positionnée sur le segment des Volkswagen ID.3 et Renault Megane, ainsi que de la nouvelle Kia EV4.
Elle repose sur la même plateforme Leap 3.5 que le SUV B10 et devrait reprendre, comme lui, le moteur arrière de 160 kW (218 ch) ainsi que les batteries. Toutefois, une aérodynamique plus avantageuse devrait lui permettre de faire mieux que les 434 km (cycle mixte WLTP) annoncés pour le SUV.
La Leapmotor B03X, elle, est annoncée pour le troisième trimestre et viendra se frotter au segment le plus compétitif du marché européen : celui des B-SUV. C’est là que l’on retrouve des propositions telles que le Peugeot E-2008 ou la nouvelle Kia EV2, un segment où arrivent cette année de nouveaux prétendants au leadership comme la Volkswagen ID. Cross et la Skoda Epiq.
Aucune fiche technique n’est encore confirmée pour l’Europe, mais elle ne devrait pas s’éloigner de celle du marché chinois, où la B03X (elle s’appelle A10 en Chine) s’apprête à être lancée. Elle reçoit un moteur électrique de 70 kW (95 ch) ou 90 kW (122 ch), et deux batteries de 39,8 kWh et 53 kWh. L’autonomie maximale annoncée monte jusqu’à 505 km… mais selon le cycle chinois (CLTC). Elle se distingue aussi par son contenu technologique, avec des systèmes d’assistance avancés, un cockpit s’appuyant sur l’intelligence artificielle et des mises à jour à distance.
Enfin, la Leapmotor B03 sera lancée au dernier trimestre de l’année. Ce sera une voiture placée entre la citadine T03 et la familiale B05. Les rivales ne manqueront pas : de la Renault 5 à la future Volkswagen ID. Polo. Parmi les trois nouveautés que Leapmotor a promises pour l’Europe en 2026, c’est celle dont on sait le moins ; tout porte néanmoins à croire qu’elle partagera avec la B03X la base technique, le moteur et les batteries.
Avec ce trio de nouveautés, Leapmotor ambitionne de tirer le meilleur parti du pic de ventes observé en ce début de 2026 pour accélérer fortement sa croissance en Europe. Reste à voir jusqu’où elle pourra aller. Une chose semble en revanche acquise : le succès (électrique) de Leapmotor devrait avoir un impact positif sur les comptes d’émissions de CO2 de Stellantis.
Leapmotor veut capitaliser sur la dynamique de 2026 et sur ce trio de lancements pour progresser bien davantage en Europe. La question demeure : jusqu’où peut-elle monter ? Et, au passage, un autre effet collatéral apparaît, à savoir aider Stellantis à respecter ses objectifs d’émissions.
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