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Brigitte Bardot : son mari Bernard d’Ormale a eu un problème de santé et des troubles du rythme cardiaque.

Homme âgé en costume posant une main sur sa poitrine sur une terrasse avec vue sur un port.

Les rues habituellement paisibles de Saint-Tropez se remettent à peine de l’émotion provoquée par les obsèques de Brigitte Bardot qu’une nouvelle inquiétude s’est installée autour de l’état de santé de son mari, l’homme d’affaires Bernard d’Ormale. Un malaise survenu en pleine rue, puis une nuit passée à l’hôpital, relancent les interrogations sur l’impact du deuil et du stress sur le cœur, en particulier chez les personnes âgées.

Ce qui est arrivé à Bernard d’Ormale à Saint-Tropez

D’après des informations locales rapportées dans le Var, Bernard d’Ormale se serait senti mal alors qu’il remontait une pente près du domicile du couple à Saint-Tropez, seulement deux jours après les funérailles de Brigitte Bardot.

"Witnesses say he suddenly became weak on the climb home and had to lie down while waiting for emergency services."

Des membres de la Fondation Brigitte Bardot, présents à ses côtés, l’auraient épaulé et auraient alerté les sapeurs-pompiers. En France, notamment dans les petites communes et villages, les pompiers figurent fréquemment parmi les premiers intervenants lors d’urgences médicales.

L’homme d’affaires, né en 1939, a ensuite été pris en charge par les secours puis transporté vers un établissement spécialisé à Ollioules, à l’ouest de Toulon, afin de réaliser des examens et d’assurer une surveillance. Les médecins l’ont gardé en observation pendant la nuit, avant de l’autoriser à rentrer à domicile une fois son état stabilisé.

Selon son entourage, l’épisode s’expliquerait par une fatigue importante accumulée sur plusieurs semaines, liée à la maladie puis au décès de Bardot, à laquelle se serait ajoutée ce que certains décrivent médicalement comme une « petite arythmie cardiaque », c’est‑à‑dire un trouble du rythme.

"This combination of emotional shock, lack of sleep and underlying heart rhythm issues is a well-known, though often underestimated, health risk in older adults."

Le deuil peut-il vraiment déclencher des troubles du rythme cardiaque ?

Les spécialistes soulignent qu’il existe un lien net entre les émotions intenses et le fonctionnement du cœur. Une annonce brutale, un choc, une colère ou un deuil peuvent provoquer des perturbations électriques du rythme cardiaque, surtout chez les personnes fragiles.

Lors d’un stress aigu, l’organisme active la réaction dite de « lutte ou fuite ». Le système nerveux sympathique s’emballe et libère des hormones du stress comme l’adrénaline et la noradrénaline. Ces substances préparent le corps à réagir vite, mais elles augmentent aussi la contrainte sur l’appareil cardiovasculaire.

Ce que le stress provoque au niveau du cœur

  • La fréquence cardiaque accélère, parfois de façon marquée.
  • La tension artérielle monte, car les vaisseaux se contractent.
  • Les signaux électriques du cœur peuvent devenir instables, avec des battements irréguliers.

Chez une personne ayant des antécédents de maladie cardiaque, d’hypertension, d’arythmie ancienne ou d’anxiété au long cours, ce « pic » d’hormones de stress peut suffire à désorganiser le rythme habituel. Il peut s’ensuivre des palpitations, des étourdissements, voire une perte de connaissance.

Des travaux en cardiologie mettent en évidence une tendance frappante : les personnes présentant déjà des troubles du rythme, comme la fibrillation atriale, connaissent davantage de récidives après des épisodes émotionnels négatifs (peur, deuil, disputes intenses). À l’inverse, les émotions positives ont plutôt tendance à stabiliser le rythme qu’à le déstabiliser.

Différents types d’arythmie associés au stress

Le mot « arythmie » regroupe de nombreux troubles du rythme. Le stress et le chagrin n’en sont pas la cause unique, mais ils peuvent servir de déclencheur chez des personnes prédisposées.

Type de trouble du rythme Ce qui se passe Ce que l’on peut ressentir
Tachycardie Le cœur bat trop vite, souvent au‑delà de 100 battements par minute au repos. Cœur qui s’emballe, battements forts dans la poitrine, sensation d’être essoufflé.
Bradycardie Le cœur bat trop lentement, souvent en dessous de 50–60 battements par minute. Fatigue extrême, vertiges, risque de malaise.
Rythme irrégulier Battements supplémentaires ou rythme chaotique, comme la fibrillation atriale. Sensation de flutter, battements « manqués », gêne thoracique, parfois aucun symptôme.

Tout battement irrégulier ne correspond pas forcément à une urgence. Beaucoup de personnes ressentent de brèves séries d’extrasystoles lors de journées tendues, après un café, ou sans cause apparente. L’inquiétude devient plus importante lorsque les symptômes sont très marqués, durent plusieurs minutes, ou s’accompagnent de douleur thoracique ou de difficultés respiratoires.

Le syndrome du « cœur brisé »

Les médecins décrivent aussi une affection spectaculaire surnommée le syndrome du « cœur brisé », appelée en termes médicaux cardiomyopathie de Takotsubo. Elle se manifeste souvent après un choc émotionnel majeur, comme la perte d’un conjoint, un accident grave, ou même une surprise très positive.

"This syndrome imitates a heart attack: sudden chest pain, severe shortness of breath and a drop in blood pressure, sometimes with serious arrhythmias."

Dans le Takotsubo, le muscle cardiaque s’affaiblit temporairement. Le ventricule gauche, qui propulse le sang vers l’organisme, se déforme et se contracte moins efficacement. Les patients nécessitent généralement une prise en charge urgente à l’hôpital, une surveillance et un traitement de soutien cardiaque jusqu’au rétablissement du muscle.

La majorité des personnes survivent, et la fonction cardiaque redevient souvent normale en quelques jours ou quelques semaines. Cette pathologie illustre néanmoins à quel point vie émotionnelle et santé du cœur sont liées, surtout après un deuil.

Signaux d’alerte nécessitant une prise en charge urgente

Les médecins rappellent régulièrement que certains signes ne doivent jamais être « surveillés à la maison en attendant que ça passe ». Lorsqu’il est question du cœur, quelques minutes peuvent compter.

"Sudden chest pain, breathlessness, fainting or a heart rate that stays very fast or very slow calls for immediate medical attention."

Parmi les autres signes d’alerte, on retrouve :

  • La sensation que le cœur s’emballe ou cogne au repos pendant plus de quelques minutes.
  • Des pertes de connaissance ou des quasi‑malaises.
  • Une oppression intense dans la poitrine, pouvant irradier vers le bras, la mâchoire ou le dos.
  • Une fatigue inexpliquée et très importante chez une personne ayant une maladie cardiaque connue.

Chez les personnes âgées, la présentation peut être plus discrète : une confusion soudaine, une faiblesse brutale ou une chute peuvent traduire un trouble du rythme autant qu’une douleur thoracique typique.

Vivre le deuil tout en protégeant son cœur

L’épisode concernant Bernard d’Ormale met en lumière un risque courant mais rarement évoqué : les effets physiques du deuil. Après la perte d’un conjoint, il n’est pas rare de souffrir d’insomnie, d’un appétit diminué, d’anxiété et d’un sentiment de vide particulièrement lourd. L’ensemble de ces facteurs sollicite davantage un cœur vieillissant.

Quelques mesures simples peuvent aider à réduire la charge :

  • Maintenir des rendez‑vous médicaux réguliers, surtout chez les personnes déjà suivies pour le cœur ou la tension.
  • Prendre les traitements prescrits de façon rigoureuse, malgré le désordre lié aux démarches et à l’organisation des obsèques.
  • Réduire les stimulants (café fort, alcool, tabac) dans les semaines qui suivent une perte.
  • Accepter une aide concrète d’amis, de proches ou de fondations afin d’éviter l’épuisement.
  • Consulter un médecin généraliste ou un professionnel de l’accompagnement si le sommeil disparaît ou si l’anxiété devient permanente.

Les proches ont également un rôle à jouer. Appeler chaque jour, proposer des promenades douces et rester attentif à des symptômes inquiétants peut réellement aider une personne nouvellement veuve.

Termes clés : malaise, arythmie et syncope

Plusieurs mots courants en France, souvent employés dans ce type de récits, peuvent prêter à confusion.

  • Malaise : désigne en général une sensation brutale de faiblesse, de tête qui tourne ou d’inconfort, sans aller forcément jusqu’à la perte de connaissance.
  • Arythmie : correspond à toute irrégularité du rythme cardiaque (trop rapide, trop lent ou inégal).
  • Syncope : terme médical pour une perte de connaissance brève, souvent liée à une diminution du flux sanguin vers le cerveau.

Dans la vie courante, ces phénomènes peuvent se chevaucher. Une poussée d’arythmie peut provoquer un malaise, et celui‑ci peut ensuite évoluer vers une syncope si le cerveau manque d’oxygène suffisamment longtemps.

Les professionnels de santé surveillent de près ce type d’évènements chez les personnes âgées qui, comme Bernard d’Ormale, traversent une période de forte tension émotionnelle. Si de nombreux épisodes restent modérés et se traitent bien, ils rappellent que les émotions intenses ne brisent pas seulement les cœurs au sens figuré : dans certaines conditions, elles peuvent aussi perturber le rythme même qui les fait battre.

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