La chaîne cryptée vient de remporter plusieurs succès devant les tribunaux en France.
Plusieurs jugements rendus ces dernières semaines renforcent la stratégie de Canal+ contre le piratage sur le territoire français. Comme l’a signalé l’avocat Alexandre Archambault, spécialiste des questions numériques, information reprise par Numerama, ces décisions visent Cloudflare, une entreprise qui fournit notamment des services de réseau de diffusion de contenu (CDN), de résolution de noms de domaine (DNS) ainsi que des outils de proxy inverse.
Dans l’Hexagone, le blocage des sites repose concrètement sur un résolveur DNS déployé par le fournisseur d’accès à internet (FAI). Ainsi, lorsqu’un internaute tente d’ouvrir un site inscrit sur la liste de blocage, l’accès est interrompu immédiatement.
En pratique, beaucoup d’utilisateurs contournent ces restrictions en recourant à des VPN (déjà concernés par plusieurs décisions de justice antérieures) ou en modifiant les DNS configurés sur leurs appareils. Cette manipulation ne requiert aucune compétence particulière, et de nombreux Français l’utilisent.
Les objections de Cloudflare face à Canal+
Dans les affaires en question, le tribunal judiciaire de Paris a choisi de protéger les droits de diffusion sportive de la chaîne cryptée pour trois compétitions : la Ligue des champions de football, la Premier League anglaise et le Top 14 de rugby.
D’après ce qui est rapporté, Cloudflare a contesté ces mesures devant la justice. L’entreprise soutient que les injonctions demandées sont à la fois trop complexes et trop coûteuses, et qu’elles ne décourageront pas les internautes, lesquels pourraient se tourner vers des concurrents de Cloudflare ou vers d’autres méthodes de contournement. Cet argument n’a pas été retenu par le tribunal, qui considère que Cloudflare sert de « pont permettant l’accès aux sites litigieux » et qu’il est en mesure de contribuer à prévenir l’atteinte aux droits de diffusion de Canal+.
Enfin, comme dans des décisions précédentes, l’injonction de blocage est de nature dynamique. Autrement dit, Canal+ n’aura qu’à saisir l’Arcom afin d’obtenir le blocage de ces portails, qui cherchent fréquemment à échapper aux décisions en déployant des sites miroirs.
Voici les 43 sites et services IPTV mentionnés dans ces décisions de justice :
- abbasport.online
- antenashop.site
- antenawest.store
- canalsport.ru
- daddylive2.top
- sporttuna.click
- antenaplanet.store
- veplay.top
- catchthrust.net
- lefttoplay.xyz
- home.sporttuna.vip
- sporttuna.website
- zukiplay.cfd
- iptv-pro.co
- atlaspro.tv
- atp4tv.net
- daddylive3.com
- hesgoal-tv.me
- livetv860.me
- streamysport.org
- vavoo.to
- witv.soccer
- jxoxkplay.xyz
- andrenalynrushplay.cfd
- marbleagree.net
- emb.apl375.me
- hornpot.net
- td3wb1bchdvsahp.ngolpdkyoctjcddxshli469r.org
- rex43.premium-ott.xyz
- smartersiptvpro.fr
- eta.play-cdn.vip:80
- daddylive.dad
- foot22.ru
- miztv.top
- tous-sports.ru
- vidembed.re
- bleedfilter.net
- alldownplay.xyz
- 4kultramedia.fr
- smart.stella.cx
- franceiptvabonnement.fr
- slayvision.xyz
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