Lors du Salon de Tokyo 2025, l’une des annonces les plus inattendues de BYD a été la présentation d’un kei car destiné au marché japonais.
Un choix audacieux de la part du constructeur chinois sur un segment qui reste l’un des bastions des marques locales - au Japon, tous les kei cars actuellement commercialisés proviennent de constructeurs japonais.
Ce modèle s’appelle BYD Racco. Entièrement électrique, il se positionne comme un concurrent direct de la Nissan Sakura, le kei car électrique le plus vendu du pays. Il adopte une silhouette comparable, avec une carrosserie haute, et se distingue par la présence de deux portes arrière coulissantes.
Le Racco reçoit une batterie LFP de 20 kWh, pour une autonomie estimée à 180 km selon le cycle WLTP. Malgré cette capacité contenue, il accepte la recharge rapide (DC) jusqu’à 100 kW. Comme tous les kei cars, sa puissance maximale est plafonnée à 47 kW (64 ch).
L’ouverture des commandes du BYD Racco est attendue pour l’été 2026, avec un prix de départ estimé à deux millions de yens (environ 11 276 euros au taux de change actuel).
Qu’est-ce qu’un kei car ? (kei car BYD Racco)
Un kei car est une catégorie d’automobiles propre au Japon, apparue après la Seconde Guerre mondiale, et qui donne accès à différents avantages et allègements (assurance, taxes, etc.).
Ses dimensions sont strictement encadrées : jusqu’à 3,4 m de long, 1,475 m de large et 2,0 m de haut. Les kei cars thermiques ne peuvent pas non plus dépasser 660 cm³ de cylindrée, et la puissance maximale ne doit pas aller au-delà de 47 kW (64 ch).
La popularité de ces voitures au Japon est majeure : elles représentent 38% des ventes totales du marché. Avec ce lancement, BYD deviendra l’un des premiers constructeurs étrangers à proposer un kei car.
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